écologie

  • Stupéfaction

     

    Stupéfaction d’apprendre qu’un groupe de citoyens venus dénoncer les mensonges et abus de certains élus se voient pénalisés d’une amende de 400.00 frs pour s’être déplacés d’à peine quelques mètres par rapport à la place convenue (devant l’OMM) ! Alors même que tout citoyen a le droit d’assister aux séances du Conseil Municipal…et donc de se trouver là.  J’hallucine, il y a là vraiment, deux poids, deux mesures ! Les élus incriminés se comportent comme des roitelets en oubliant que ce sont les citoyens, les souverains ! Ces élus sont responsables d’une grande perte de confiance des électrices et électeurs et c’est bien là le plus désolant, alors qui devrait-on pénaliser ? Ceux qui bafouent notre démocratie ou les citoyens indignés ?

  • Arbres en sursis au chemin Sous-Bois

    Il est inadmissible, à l’heure où le climat est malade, de continuer à densifier et à abattre de grands arbres.

    Un exemple parmi beaucoup d’autres, l’aménagement du PLQ 29 482 « Chemin Sous-Bois »                        au Petit-Saconnex, ne correspond pas du tout à l’attente des habitants et surtout va à l’encontre du bon sens. Les enfants sont contraints de jouer sur la rue et le quartier manque cruellement de verdure.

    Monsieur Pagani est-il un climato-sceptique ? Comme Trump ? C’est, osons-le dire, dangereux, irresponsable et totalement indigne d’un élu lequel devrait se préoccuper du bien-être de ses concitoyens et de leur avenir.

    Un jeune arbre de huit mètres de hauteur possède une surface aérienne de 340 m2. Pour un arbre de 50 mètres de hauteur, la couronne foliaire peut aller jusqu’à 1,25 hectares, or, si on ajoute les surfaces des feuilles permettant les échanges gazeux, on arrive à une surface de 37 hectares ! En sous-sol, les surfaces d’échanges (systèmes racinaires) se déploient sur 162 hectares et tout cela sans prendre en compte les phénomènes chimiques, ni les associations d’espèces, ni les filaments de mycélium et la riche vie microbienne des sols.

    Un groupe d’arbres se compose toujours d’un enchevêtrement infini d’êtres vivants, s’interpénétrant et interdépendants les uns des autres, si bien qu’en portant atteinte à l’un, on porte atteinte à l’ensemble du vivant. Les travaux les plus récents des biologistes démontrent que les arbres ne peuvent être compris et appréhendés comme des individus isolés, mais seulement dans les liens qu’ils entretiennent, non seulement entre eux mais aussi avec leurs espaces de vie, l’air, l’eau, le sol, les animaux. Le botaniste Francis Hallé dit qu’il est impossible de calculer la compensation d’un seul arbre !

    Sachant que ce sont des dizaines d’arbres qui sont sacrifiés lors des chantiers, il faudrait envisager la compensation de la destruction de surfaces immenses or, chacune et chacun sait que c’est impossible. Donc,  cessons d’abattre les arbres et construisons en les protégeant !

    Nous avons hélas de plus en plus, d’un côté des chantiers responsables de la destruction du « vivant » et de l’autre une biodiversité que l’on peut qualifier de plus en plus de muséale ! Quelle tristesse ! Face à cette image asphyxiante de l’aménagement du territoire il est temps de se réveiller.

  • Vous avez dit vert ?

    À Genève, le tissu urbain était un mélange heureux d’immeubles et de petites maisons entourées d’anciens jardins, ce qui faisait le bonheur des promeneurs et de l’avifaune. Aujourd’hui, l’Etat pousse les petits propriétaires et locataires dehors et remplace les jardins par des immeubles qui n’ont rien d’écologique : il y manque des végétaux dignes de ce nom. Où sont les toits et les façades végétalisés, je n’en vois pas ! Au contraire, on remplace d’anciens jardins bien arborisés par une végétation on ne peut plus minimaliste ! Et tout cela pourquoi ? Pour poursuivre un rêve de croissance qui n’a rien à voir avec les préoccupations d’un écologiste, pour suivre le dogme bien implanté à Genève de la densification à outrance. Le changement climatique en cours devrait inviter à plus de prudence, l’Etat devrait protéger les grands arbres, les jardins buissonneux, les zones de verdure qu'ils soient privés ou non, ils font tampons entre les immeubles. Bon nombre de quartiers sont déjà passés à la trappe pour le plus grand bonheur des promoteurs, car la crise du logement est totalement fabriquée, et c’est bien là le scandale ! Ensemble, luttons contrer la mégalomanie de M. Hodgers, car ce sont de grands périmètres verts qui vont disparaître si on le laisse faire ! On replante, nous répond-on. Oui, du gazon et quelques arbustes de décoration, un espace aseptique entouré de béton. Un des nouveaux périmètres menacés en ville de Genève est celui qui se trouve derrière le Café du Soleil, place du Petit-Saconnex. Alors adieu grand tilleul, noisetiers, houx, bouleaux, aulne, mélèze, pin, sapins, ifs, amélanchiers, sureau noir, sorbier des oiseleurs, cornouiller, robinier, hêtres, petit peuplier tremble, chêne et fruitiers qui constituent différents étages de végétation propices aux oiseaux lesquels, nous le savons, sont en danger et en diminution chaque année, leurs biotopes se raréfiant (voir BirdLife et le Centre ornithologique suisse qui lancent un cri d’alarme). Or, la ville pourrait aussi jouer un rôle dans la protection de l’avifaune. Si le projet de changement de zone du Petit-Saconnex  voit le jour, les oiseaux observés - 23 espèces différentes - devront trouver d’autres territoires ou vont tout simplement disparaître !!!  Certains des jardins menacés ont le label Charte des jardins et accueillent également des hérissons et des insectes rares en ville de Genève tels que : les sphinx, les fourmillons et les vers luisants. Venez découvrir ces jardins lors des Jardins vagabonds organisés ce printemps dans le quartier.