04/01/2019

Arbres en sursis au chemin Sous-Bois

Il est inadmissible, à l’heure où le climat est malade, de continuer à densifier et à abattre de grands arbres.

Un exemple parmi beaucoup d’autres, l’aménagement du PLQ 29 482 « Chemin Sous-Bois »                        au Petit-Saconnex, ne correspond pas du tout à l’attente des habitants et surtout va à l’encontre du bon sens. Les enfants sont contraints de jouer sur la rue et le quartier manque cruellement de verdure.

Monsieur Pagani est-il un climato-sceptique ? Comme Trump ? C’est, osons-le dire, dangereux, irresponsable et totalement indigne d’un élu lequel devrait se préoccuper du bien-être de ses concitoyens et de leur avenir.

Un jeune arbre de huit mètres de hauteur possède une surface aérienne de 340 m2. Pour un arbre de 50 mètres de hauteur, la couronne foliaire peut aller jusqu’à 1,25 hectares, or, si on ajoute les surfaces des feuilles permettant les échanges gazeux, on arrive à une surface de 37 hectares ! En sous-sol, les surfaces d’échanges (systèmes racinaires) se déploient sur 162 hectares et tout cela sans prendre en compte les phénomènes chimiques, ni les associations d’espèces, ni les filaments de mycélium et la riche vie microbienne des sols.

Un groupe d’arbres se compose toujours d’un enchevêtrement infini d’êtres vivants, s’interpénétrant et interdépendants les uns des autres, si bien qu’en portant atteinte à l’un, on porte atteinte à l’ensemble du vivant. Les travaux les plus récents des biologistes démontrent que les arbres ne peuvent être compris et appréhendés comme des individus isolés, mais seulement dans les liens qu’ils entretiennent, non seulement entre eux mais aussi avec leurs espaces de vie, l’air, l’eau, le sol, les animaux. Le botaniste Francis Hallé dit qu’il est impossible de calculer la compensation d’un seul arbre !

Sachant que ce sont des dizaines d’arbres qui sont sacrifiés lors des chantiers, il faudrait envisager la compensation de la destruction de surfaces immenses or, chacune et chacun sait que c’est impossible. Donc,  cessons d’abattre les arbres et construisons en les protégeant !

Nous avons hélas de plus en plus, d’un côté des chantiers responsables de la destruction du « vivant » et de l’autre une biodiversité que l’on peut qualifier de plus en plus de muséale ! Quelle tristesse ! Face à cette image asphyxiante de l’aménagement du territoire il est temps de se réveiller.

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