Association sauvegarde du Petit-Saconnex

  • Arbres en sursis au chemin Sous-Bois

    Halte à la destruction des espaces verts et des arbres à Genève !

    Dans le quartier Sous-Bois au Petit-Saconnex, ces quelques très beaux arbres vont disparaître. Dans quelques jours, ils seront sacrifiés sur l’autel de le densification promue par la Ville et le canton.

    Et cela, malgré nos efforts pour éviter ce massacre.
    Cette situation - qui se représente lors de chaque projet de densification - doit cesser. Nous devons trouver les moyens de convaincre nos autorités de changer d’attitude.

    Car les dommages à la biodiversité sont irréversibles et irrémédiables.

    Cela passe par une mobilisation de tous les citoyens (la société civile) et par une prise de conscience de nos parlementaires qui doivent enfin relayer les attentes de la population afin d’engager une véritable lutte pour la conservation de notre patrimoine naturel et la préservation de nos vieux arbres.

    Il faut aussi que nos politiques comprennent qu’il faut mettre fin à Genève à l’artificialisation des sols. Car sans un changement de paradigmes comme le réclament les jeunes, les propositions sur l’environnement qui émaillent les programmes des partis politiques ne servent à RIEN.

    C’est ce que Sauvegarde Genève a exigé avec à l’appui une pétition pour rendre Genève plus verte signée par plus de 4200 personnes. C’est aussi ce que Sauvegarde Genève veut imposer avec l’adoption de nouvelles dispositions constitutionnelles. Nous le disons haut et fort, nous avons besoin d’un « choc constitutionnel » qui nous permette d’envisager une nouvelle ville de Genève, une nouvelle République de Genève.

    Dans le quartier Sous-Bois, qui a subi l’une des pires densifications de ces dernières années à Genève, il n’y aura plus d’espaces verts pour les nouveaux habitants, aucune place de jeux pour les enfants, aucun espace de sociabilité pour assurer une meilleure qualité de vie des habitants, aucun café pour que les gens puissent se rencontrer. Alors que des promoteurs ont démontré que cela est possible sans coût supplémentaire pour les pouvoirs publics et sans diminuer la surdensification du quartier. Mais le Conseiller administratif Rémy Pagani s’y refuse avec un entêtement pathologique alors même que son collègue du Conseil d’Etat s’est rendu compte de cette aberration.

    Résultat, c’est le constat amer, tous les arbres qui faisaient la fierté de ce quartier ont disparu et avec eux la biodiversité et des dizaines d’espèces d’oiseaux.

    Il est absolument indigne de construire au début du vingt et unième siècle un nouveau quartier à Genève avec pour seul et unique objectif l’entassement de nouveaux logements, souvent de surcroît de mauvaises qualités (sans balcons pour certains) et, pour la plupart des logements dans les bas étages, sans soleil, en condamnant les enfants à jouer dans la rue au milieu des voitures !

    Dans ce contexte, le silence des parlementaires ou plus grave leur acquiescement à ces politiques « contre nature » nous interpellent au plus haut point. Et nous le disons très publiquement afin que tous les citoyens le sachent.

    Et nous devons une fois encore le constater avec effroi et consternation avec le déclassement du coeur du Petit-Saconnex et avec la disparition au Pré-du-Stand (Grand-Saconnex) des 14 hectares de zone agricole pour construire des bureaux selon la vision ubuesque d’un promoteur qui, de toute évidence, n’entend rien aux risques du changement climatique.

    Nous ne pouvons plus accepter cette politique du pire qui caractérise Genève et nous distingue du reste de la Suisse et qui aboutira inévitablement à faire de notre ville et de notre canton l’un des plus laids de tout notre pays.

    Nous avons besoin d’une autre gouvernance beaucoup plus intelligente et ouverte aux nécessités incontournables de la transition écologique.

    Nous voulons des quartiers verts, des édifices végétalisés, des espaces de sociabilité, nous voulons des enfants heureux qui puissent s’épanouir dans des aires de jeux à l’ombre de très beaux arbres.

    En d’autres mots, tout le contraire de ce que ce que M. Rémy Pagani veut imposer dans le quartier Sous-Bois et au Petit-Saconnex contre l’avis UNANIME des habitants.

    En d’autres mots, nous voulons une autre démocratie, une démocratie verte et solidaire tournée vers la nécessité d’une vraie transition écologique.

    Pour une plus grande démocratie, les incohérences en moins.

    Jean Hertzschuch
    Président 
    Sauvegarde Genève
    https://www.sauvegarde-geneve.ch

  • Stupéfaction

     

    Stupéfaction d’apprendre qu’un groupe de citoyens venus dénoncer les mensonges et abus de certains élus se voient pénalisés d’une amende de 400.00 frs pour s’être déplacés d’à peine quelques mètres par rapport à la place convenue (devant l’OMM) ! Alors même que tout citoyen a le droit d’assister aux séances du Conseil Municipal…et donc de se trouver là.  J’hallucine, il y a là vraiment, deux poids, deux mesures ! Les élus incriminés se comportent comme des roitelets en oubliant que ce sont les citoyens, les souverains ! Ces élus sont responsables d’une grande perte de confiance des électrices et électeurs et c’est bien là le plus désolant, alors qui devrait-on pénaliser ? Ceux qui bafouent notre démocratie ou les citoyens indignés ?

  • Arbres en sursis au chemin Sous-Bois

    Il est inadmissible, à l’heure où le climat est malade, de continuer à densifier et à abattre de grands arbres.

    Un exemple parmi beaucoup d’autres, l’aménagement du PLQ 29 482 « Chemin Sous-Bois »                        au Petit-Saconnex, ne correspond pas du tout à l’attente des habitants et surtout va à l’encontre du bon sens. Les enfants sont contraints de jouer sur la rue et le quartier manque cruellement de verdure.

    Monsieur Pagani est-il un climato-sceptique ? Comme Trump ? C’est, osons-le dire, dangereux, irresponsable et totalement indigne d’un élu lequel devrait se préoccuper du bien-être de ses concitoyens et de leur avenir.

    Un jeune arbre de huit mètres de hauteur possède une surface aérienne de 340 m2. Pour un arbre de 50 mètres de hauteur, la couronne foliaire peut aller jusqu’à 1,25 hectares, or, si on ajoute les surfaces des feuilles permettant les échanges gazeux, on arrive à une surface de 37 hectares ! En sous-sol, les surfaces d’échanges (systèmes racinaires) se déploient sur 162 hectares et tout cela sans prendre en compte les phénomènes chimiques, ni les associations d’espèces, ni les filaments de mycélium et la riche vie microbienne des sols.

    Un groupe d’arbres se compose toujours d’un enchevêtrement infini d’êtres vivants, s’interpénétrant et interdépendants les uns des autres, si bien qu’en portant atteinte à l’un, on porte atteinte à l’ensemble du vivant. Les travaux les plus récents des biologistes démontrent que les arbres ne peuvent être compris et appréhendés comme des individus isolés, mais seulement dans les liens qu’ils entretiennent, non seulement entre eux mais aussi avec leurs espaces de vie, l’air, l’eau, le sol, les animaux. Le botaniste Francis Hallé dit qu’il est impossible de calculer la compensation d’un seul arbre !

    Sachant que ce sont des dizaines d’arbres qui sont sacrifiés lors des chantiers, il faudrait envisager la compensation de la destruction de surfaces immenses or, chacune et chacun sait que c’est impossible. Donc,  cessons d’abattre les arbres et construisons en les protégeant !

    Nous avons hélas de plus en plus, d’un côté des chantiers responsables de la destruction du « vivant » et de l’autre une biodiversité que l’on peut qualifier de plus en plus de muséale ! Quelle tristesse ! Face à cette image asphyxiante de l’aménagement du territoire il est temps de se réveiller.