04/04/2018

Le ver est dans la pomme

Le ver est dans la pomme !

Comment se fait-il que le parti des Verts ne prenne pas la décision de se passer de la candidature de M. Hodgers ? Bon nombre d’amis et amies ne veulent plus voter Vert ! Ceci uniquement à cause de Monsieur Hodgers qui bafoue ouvertement les valeurs pour lesquelles il a été élu !

Quel dommage et quel gâchis !

Période difficile pour tous les écologistes, les vrais, ceux qui sont déçus, voire carrément écœurés ! Alors tournons-nous vers les écologistes qui sont en adéquation avec leurs valeurs et peu importe le parti ! On ne peut se proclamer écologiste et en même temps prôner une croissance exponentielle, une sur-densification de notre ville, le sacrifice de zones bien végétalisées, qu'elles soient privées ou non, car rien ne remplace un grand arbre qui a mis des années et des années à grandir, qui abrite tout un écosystème, qui régénère l'air et participe à le rafraîchir. Je ne l'ai pas entendu parler des mesures à prendre concernant le dérèglement climatique et il n'y a pas de vraie réflexion transfrontalière sur le travail, la mobilité et le logement.

Attirer toujours plus de monde à Genève n'est plus une solution. Les Français voisins qui ne travaillent pas à Genève souffrent des prix des loyers et des prix des denrées trop élevés et ceux qui travaillent à Genève, des trajets pendulaires et de la pollution. Je ne l'ai pas entendu non plus se prononcer contre le développement de l'aéroport, les grosses cylindrées au centre ville, les matériaux de construction non polluants, le gaspillage des matières premières etc. etc. la liste serait trop longue !

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Le dessin est de Jérôme Fontana, un écologiste responsable !

01/03/2018

Petit-Saconnex, en écho à l'article de M. Sylvain Thévoz paru dans la Tribune du 20 février

Les maisons concernées par un éventuel changement de zone sont au nombre de neuf et comportent également des locataires, construites à la même époque et de la même façon que les maisons dites « ouvrières » conservées, elles, dans le plan localisé de quartier, à la  Ballenberg,  probablement. On nous dit que la verdure  serait indemne ! Un chantier prend de la place, et il est impossible de conserver les arbres et buissons qui entourent les maisons ! L’esprit du quartier, contrairement à ce qui est avancé, serait détruit. On nous parle de trafic limité, mais, qui est venu se promener le matin, à midi et le soir dans ce quartier ? Le dimanche, oui c'est calme. On parle sans arrêt et non sans mépris, des privilégiés qui habitent ces anciennes maisons. Or, ces habitants-là ne sont pas plus privilégiés que vous, Monsieur le Conseiller ; s’ils étaient vraiment ressentis comme tels, comment expliquez-vous que la pétition et le référendum aient glané beaucoup plus de voix que nécessaire ? Peut-être parce que les  habitants du quartier veulent protéger un poumon de verdure utile à la régénération de l’air, peut-être aiment-ils entendre chanter les oiseaux sans pour autant « posséder » les espaces concernés. Peut-être apprécient-ils la cohésion sociale qui, petit à petit, s’est construite notamment autour de ces jardins ? Peut-être craignent-ils pour leur santé, pour leur qualité de vie avec les nouveaux chantiers annoncés et l’augmentation du trafic individuel qu’apporteraient inévitablement 200 nouveaux logements ? Venez à la rencontre des habitants !

17/02/2018

Vous avez dit vert ?

À Genève, le tissu urbain était un mélange heureux d’immeubles et de petites maisons entourées d’anciens jardins, ce qui faisait le bonheur des promeneurs et de l’avifaune. Aujourd’hui, l’Etat pousse les petits propriétaires et locataires dehors et remplace les jardins par des immeubles qui n’ont rien d’écologique : il y manque des végétaux dignes de ce nom. Où sont les toits et les façades végétalisés, je n’en vois pas ! Au contraire, on remplace d’anciens jardins bien arborisés par une végétation on ne peut plus minimaliste ! Et tout cela pourquoi ? Pour poursuivre un rêve de croissance qui n’a rien à voir avec les préoccupations d’un écologiste, pour suivre le dogme bien implanté à Genève de la densification à outrance. Le changement climatique en cours devrait inviter à plus de prudence, l’Etat devrait protéger les grands arbres, les jardins buissonneux, les zones de verdure qu'ils soient privés ou non, ils font tampons entre les immeubles. Bon nombre de quartiers sont déjà passés à la trappe pour le plus grand bonheur des promoteurs, car la crise du logement est totalement fabriquée, et c’est bien là le scandale ! Ensemble, luttons contrer la mégalomanie de M. Hodgers, car ce sont de grands périmètres verts qui vont disparaître si on le laisse faire ! On replante, nous répond-on. Oui, du gazon et quelques arbustes de décoration, un espace aseptique entouré de béton. Un des nouveaux périmètres menacés en ville de Genève est celui qui se trouve derrière le Café du Soleil, place du Petit-Saconnex. Alors adieu grand tilleul, noisetiers, houx, bouleaux, aulne, mélèze, pin, sapins, ifs, amélanchiers, sureau noir, sorbier des oiseleurs, cornouiller, robinier, hêtres, petit peuplier tremble, chêne et fruitiers qui constituent différents étages de végétation propices aux oiseaux lesquels, nous le savons, sont en danger et en diminution chaque année, leurs biotopes se raréfiant (voir BirdLife et le Centre ornithologique suisse qui lancent un cri d’alarme). Or, la ville pourrait aussi jouer un rôle dans la protection de l’avifaune. Si le projet de changement de zone du Petit-Saconnex  voit le jour, les oiseaux observés - 23 espèces différentes - devront trouver d’autres territoires ou vont tout simplement disparaître !!!  Certains des jardins menacés ont le label Charte des jardins et accueillent également des hérissons et des insectes rares en ville de Genève tels que : les sphinx, les fourmillons et les vers luisants. Venez découvrir ces jardins lors des Jardins vagabonds organisés ce printemps dans le quartier.